1870 et la place de Verdun
Durant la guerre franco-prussienne, Verdun est assiégée. Les brigades de gendarmerie de l’arrondissement se replient sur la forteresse. Bras, aux portes de la place, vit déjà la tension d’une région frontière et militaire.
La Grande Guerre
En 1914, le village accueille des réfugiés des frontières, puis connaît l’exode : une partie de la population part en wagons à bestiaux. Situé sur le chemin des attaques contre Verdun, Bras est complètement détruit. La bataille de 1916, l’ouvrage de Froideterre et la reconstruction d’après 1918 marquent à jamais l’identité du village. Neuf communes du canton de Charny ne seront jamais rebâties ; Bras, lui, renaît.
La Seconde Guerre mondiale
En 1939, Bras redevient centre mobilisateur (notamment pour le 151e RI). Hommes, chevaux et matériels affluent ; ponts et installations sont gardés. Le village, encore marqué par « la der des der », traverse une nouvelle occupation du quotidien par la guerre.
Se souvenir
Monument aux morts, carré militaire, cérémonies du 11 Novembre et du 14 Juillet : la mémoire reste vivante. Des dossiers locaux ont été versés au Centre mondial de la paix ; des noms, comme celui de Sébastien Violard, rappellent le prix payé par les familles brasilliennes.